samedi 27 mars 2010

Anatemnein


« T'as intérêt à me ramener plus de client que la dernière fois !
- Ouai ! »

Qu'est-ce qu'il peut me pomper l'air ! Je fais ce que je peux pour ramener des clients ! J'arrive à me faire 2000$ chaque nuits, et pour lui, c'est pas suffisant ! Il a qu'à le faire ce boulot ! Il sera belle en "princesse des milles et une nuits" ! Et, le pire, c'est qu'il pourrai ce faire plus de blé que moi ! Connard ! Tu crois que c'est une partie de plaisir ce métier ? Pute à Los Angeles ?! Pas trop non. Même si je zone sur Sunset Boulevard, il y a pas grand monde à ce mettre sous la dent ! Comme quoi, maintenant, les hommes mariés ne vont plus voir ailleurs et même les jeunes au moment du Spring Break ! « Aller ! Bouge ton cul ! » Ta Gueule John ! Je fais ce que je peux ! Putain, et dire que j'aurai pus faire avocate ! J'aurai dût continuer les études et ne pas plonger dans ce milieu.
« Salut Shauna !
- Salut Luna, t'as pas l'air en forme ?
- Ouai, c'est John, il me fait chier ! J'arrive pas à trouver des clients.
- Bah Merde ! Faut dire, en ce moment, il y a que pour les Escort Girls ! »
Ah ! Shauna ! C'est bien la seule pute avec qui j'ai pu sympathiser, et qui est devenu ma meilleure amie. Comme quoi, dans ce milieu, il y a pas que du mauvais !

Encore une nuit où je me fais pas beaucoup d'argent. C'est John qui va être content ! En plus d'être mon Mac, c'est un peu mon mari. Comment j'ai pu être embarquer là dedans. En même temps, si je m'étais pas marier avec lui, il aurai tout fait pour m'avoir. Et maintenant, je travail pour lui en vendant mon corps à d'autres hommes. Ça le gène pas, il s'en fout même. De toute façon, je sais qu'il va voir ailleurs, mais je dois fermer ma gueule, car si je l'ouvre, j'ai une dizaine de tueurs à gages à mes trousses... Je suis à lui, pour le meilleur, et surtout pour le pire. Et moi, ça devrait me gêner de faire cela ? Oui, ça me gêne. Mais je dois rien dire. Je lui en ai déjà parler de tout ça, mais je me suis retrouvée aux urgences avec un traumatisme crânien. Et dire que je pensais que c'était l'homme de ma vie, je me suis bien trompée ! C'est le pire homme qui soit. Tromper sa femme, la faire travailler en tant que prostituée, la battre jusqu'à ce qu'elle saigne et, le pire de tout, c'est de faire des enfants à d'autres femmes. Il en a eu trois, il ne me l'a jamais dit, mais je le sais, vu qu'il en a fait un à Shauna. Elle n'a pas pu tenir sa langue, honnête comme elle est. Elle m'a dit aussi qu'il l'avait menacer si elle disait quelque chose. Ça ne m'étonne pas à vrai dire. Mais bon, au lieu de faire des enfants aux autres, il a pas pu m'en faire. Je dois pas être assez bien pour lui, alors qu'il va voulu à tout prix. Je le comprendrai jamais.

Cette après-midi, je sors, avec Shauna, comme à mon habitude. Je n'aime pas rester chez moi sans rien faire, et surtout, rester avec John. On fait les boutiques, chics de préférence. La carte bleu de John, c'est bien le seul bien que John m'offre. Shauna, elle, n'a pas vraiment ce souci là, elle arrive à ce faire plus de 2000$ tout les soirs grâce à sa blondeur naturelle qui font d'elle une vrai bimbo à la Barbie. Moi, avec ma coloration blonde délavée, je fais un peu pétasse de l'ancien temps. Plus personne ne veut de ce genre de blonde, ils veulent tous cette blonde écervelée, qui c'est rien foutre à par baiser. Un peu à la Paris Hilton, en moins riche, bien sûr. Notre après midi passe vite, entre les magasins, les amusements et les jeux du chats et de la souris. Oui, John a envoyé ces gorilles pour nous surveiller. C'est de plus en plus fréquent en ce moment. Il croit que je l'ai pas remarqué, on ne voit que ça ! Trois gars énorme qui te suivent un peu de trop près. Il a dût les avoir pour deux dollars les trois ! Ça devait être en promos. J'en ai vraiment ras le bol !

A la fin de notre course effrénée, je remarqua un homme de l'autre côté du trottoir. Il n'a rien manqué de ce spectacle. Il avait l'air un peu effrayé et, en même temps, amusé. Il devait avoir la quarantaine, aussi baraqué que les gorilles qui nous suivait, mais il n'avait pas cet air con, il avait l'air triste, mélancolique. Il y avait quelque chose dans ces yeux qui m'attirait vers lui. L'envie de traverser la route pour le rejoindre m'est venu à l'esprit. Mais Shauna m'extirpe de ce rêve éveiller. « Qu'est-ce qu'il y a ? On dirait que t'as vu un fantôme ! ». Non Shauna, je n'ai pas vu de fantôme, j'ai juste vu un être magnifique de l'autre côté de la route. C'est bien la première que je ressens ça. Des papillons dans le ventre, la chaleur qui envahit tout mon être et un sourire abruti. Shauna se foutait littéralement de ma gueule. C'est la première fois qu'elle me voyait comme ça elle aussi. On se regarda. On comprit tout de suite. J'ai un faible pour cet homme que je reverrai sans doute jamais. « Je ne dirais rien à John, je te le promet ». Si tu promets alors ...

Ce soir est un nouveau soir. Encore une fois ce discourt incessant de John. « Ramène moi plus de fric ! Sinon, DEHORS ! ». Mais oui John, sans moi, t'es pas grand chose. C'est pour ça que t'envoies tes gorilles pour me suivre. Je zone encore dans ce bon vieux boulevard de Sunset, espérant de bien appâter le poisson avec la nouvelle mini-jupe et mon décolleté plus que plongeant. Enfin, une voiture. Une allemande noire, une Mercedez je crois, moi et les voitures ! Elle se stationne devant moi. Le poisson s'apprête à être prisonnier de mes filets. Il ouvra la vitre. Et là, dans un sursaut, les symptômes que j'avais cette après-midi sont revenu. C'était bel et bien lui. Le bellâtre de cette après-midi. Comme si il m'avait suivit. « Je ne pensais pas vous retrouver dans cette rue à une heure pareil ! Et surtout, dans cet attirail. ». Que répondre à ça ? J'avais la boule au ventre. Je décide enfin de lui répondre par une question que je répète depuis quelques années « ce sera pour la total ou il faudra un supplément ? ». J'ai jamais eu l'air aussi idiote de ma vie. « Et pour la vie, c'est possible ? ». Ma tête bouillonna, mes jambes vacillent, mon ventre grouille. J'étais plus qu'étonné de cette question. Cet homme qui m'a à peine vu dans la rue, est tombé sous le charme d'une prostitué sans le savoir. Il ouvra la porte, je monte dans son véhicule plus que clean et c'est là que commence notre virée vers un hôtel cinq étoiles pour passer la plus belle soirée de ma vie.

Nos corps fusionnèrent. La pôle Nord et Sud étaient enfin réunit pour ne faire qu'un. C'est la première fois que je ressentais autant de plaisir. Une fois, deux fois, trois fois. On en voulait toujours plus, on avait besoin de plus. On commença à fumer notre cigarette. Il débuta la conversation en me posant la question que je redoutais tant « depuis quand vous faites ce métier ? ». Je n'avais pas envie de lui mentir.
« Depuis que je suis mariée à mon maris, depuis 7ans.
- C'est votre maris qui vous oblige à faire ça ?!
- Et oui ! Il me voulait à tout prix, il m'a eu, et maintenant il me vent aux plus offrant.
- Quel connard !
- Vous l'avez dit ! Enfin, je pense qu'on peut ce tutoyer après ce qu'on vient de faire !
- T'as raison ! Je pense que cette magnifique créature a un nom ...
- C'est Lula. Et toi Chéris ?
- Till. »

Till. Nom pas très banal, en même temps, vu son niveau d'anglais et son accent, j'opte pour un allemand pure souche ! Notre conversation durera toute la nuit. Il me raconta sa vie, son groupe de musique, car oui, il est le chanteur d'un grand groupe de musique, "Rammstein" si j'ai bien compris. J'en ai jamais entendu parler. Je lui raconta aussi ma vie, sans trop entrer dans les détails. Il fût choqué de la manière dont John me traite, qui ne le serai pas en même temps. 7h, fin de mon "service". Il s'obstine à me payer, malgré le fait qu'on plus sympathiser qu'autre chose, enfin, façon de parler. Avant de partir, il m'a laissé son numéro de téléphone. Il avait vraiment envie de me revoir, moi aussi, à vrai dire. Cette nuit fût magique. Une des meilleure nuit que j'ai pu passer. J'ai très envie de le revoir.

Je rentre enfin chez moi. En retard, c'est bien la première fois. John m'attendais dans le salon avec Shauna. Il était assit dans son fauteuil en cuir avec son Whisky dans la main gauche. Shauna était derrière le fauteuil, à sa droite. Elle avait l'air coupage, et lui énervé. Je l'ai jamais vu comme ça. Je lâcha mon sac à main, qui s'écrasa sur le sol laissant tomber mascara et autres rouges à lèvres ce trouvant à l'intérieur.
« Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il ce passe ?
- Comment ! Tu sais pas ce qu'il ce passe ! Shauna m'a tout raconter !
- Raconter quoi ?!
- Elle m'a raconté ton coup de foudre avec ce mec que t'as vu dans la rue, dit-il en se levant et en allant vers moi.
- John, tu sais, il y a des tas d'hommes dans la rue. »
Il fouilla dans mes poches et trouva le numéro de téléphone de Till.
« Et ça ! C'est quoi ?!
- Un numéro de téléphone.
- De qui ?!
- J'en sais rien !
- Comment ça, t'en sais rien ! "Pour toi Lula avec qui j'ai passé une pure nuit d'extase" ! Tu te fout pas un peu de ma gueule là ?!
- ... »

Que répondre à cette preuve. Il me montra le bout de papier sur le bout de mon nez, histoire que je vois bien de quoi il parle. Comme si j'étais idiote à ce point ! Shauna n'a pas bougé de derrière le fauteuil, de peur qu'il s'en prenne à elle aussi. Elle n'a pas cessé de me regarder, l'air apeuré et coupable de son geste. Elle savait très bien que je lui pardonnerai pas. John me lança cette dernière phrase : « Si tu le revois encore une fois, je te tus, t'as compris ?! ». Oui, c'est compris John, il y a pas plus compréhensible que toi ! J'acquiesçai d'un "oui" de la tête timidement. Il me regarda avec ces yeux noir et me donna un coup de poing dans le ventre qui me fit tomber à terre à ne plus me relever. Il continua avec des coups de pied au même endroit, histoire que je me relève jamais plus de ce sol. Après m'avoir infliger sa sentence et d'avoir quitter la pièce, Shauna s'empressa de me soutenir pour voir si tout allait bien. Je la voyais à peine, tout était flou et tout est devenu noir.

Encore une journée à l'hôpital à cause de cet enfoiré. Les médecins furent inquiet de mon état car à mon arrivée, j'ai fait une hémorragie interne et externe. Ils m'annoncèrent que j'étais enceinte. Comme je n'étais pas au courant de cette maternité aussi soudaine qu'éphémère, je n'émis aucune émotion à l'égard de cet embryon. Mais j'étais tout de même triste. J'aurai aimé être une mère. Mais avec un père comme John, je l'aurai pleins, ce pauvre enfant. Shauna était avec moi, essayant de ce faire repentir de ces fautes. Elle a tout de même fait quelque chose de bien, elle a contacté Till. Il doit bientôt arriver. En espérant qu'il soit là en tant que visiteur et non en tant que patient. Il arriva dans la chambre, avec cet air triste que je connais bien maintenant, un bouquet de roses entre ces mains. Il pausa le bouquet sur la table de chevet, m'embrassa et me susurra à l'oreille : « Je suis là, ne t'en fais pas. ». Ça me fait chaud au coeur, on m'a jamais dit ces mots. Mais j'avais toujours aussi peur. Peur que les gorilles de John entre dans la salle, me retire Till et qu'ils le battent à mort.

Je sors enfin de l'hôpital, les médecins me prescrivent les médicaments à prendre et me disent les dernières recommandations que je dois impérativement suivre. Dans ces recommandations, les relations sexuelles sont à proscrire. C'est John qui va être content, de l'argent en moins. Je sens que je vais y retourner dans cet hôpital. A la sortie de celui-ci, Till m'attendait, l'air inquiet. La peur m'envahit, que lui arrive-t-il ? Ce sont les gorilles de John qui lui font peur comme ça ? Je m'avance vers lui, je le sert fort contre moi, à ne plus avoir de souffle. Cette étreinte fût interrompu par l'arrivée de John. Il m'arracha des bras de Till, commença à la frapper, mais c'est Till qui avait le dessus. Il m'aida à me relever. On commença à partir lorsqu'un coup de feu retentit derrière moi. C'est chaud, puis ça devient froid, et à la fin, ça fait mal. La balle a touché mon dos, c'est logé derrière le sternum, en plein milieux du coeur.

L'amour n'a pas de logique, ni de sens. L'amour est juste un sentiment meurtrier ...

In Meinen Traümen


Je suis à Berlin. Qu'est-ce que je fout ici ? Je suis jamais venu ici mais j'ai l'impression de connaître cette ville sur le bout des doigts. Je me ballade tranquillement dans cette ville, éclairée par les infimes rayons de soleil qui s'échappaient des nuages gris qui encombraient ce ciel d'automne. Je sais où je vais sans le savoir. Mon esprit est ailleurs. Je pense à lui. Il me hantait depuis quelques années. Zven était présent dans mon esprit en permanence. Ce roi de la guitare aux pays des barbares me fascine. Sa prestance, son charisme, son physique alléchant, ces yeux bleu/vert, ces muscles, tout son être provoque en moi un bouleversement hormonal. Cette ville aussi me fascine, elle vu naître son groupe, Rammstein. Je sentais qu'il allait pleuvoir, je chercha donc un endroit où m'abriter. Je me retrouva dans un bar, au centre de Berlin. Assez "délabrer" on va dire. Mais, quand on a pas le choix ! Je m'assois au bar. Le barman me demande ce que je veux. Je fût surprise, je ne parle pas un mot d'allemand, et pourtant, je compris ce qu'il me disait. En même temps, qu'est-ce qu'un barman pourrait te demander d'autre ? Je lui répondis que je voulais une bière, dans un allemand plus que parfait. J'étais plus qu'étonnée. Je pris ma tête entre mes mains, en me posant une tonne de question. Pourquoi je suis ici ? Comment je suis arrivée là ? Comment ça ce fait que je parle étonnamment bien allemand ? Un homme s'assit à côté de moi. Plutôt jeune, la vingtaine, tout ou plus, des dreadlocks blondes sur son crâne, des yeux bleu/vert, une carrure imposante. Il me faisant penser à quelqu'un. « Une mousse Daniel STP ! - Bien Zven ! ». Mon Dieu ! Zven ! Le Zven ! Celui que j'admire depuis temps d'années. C'est pas possible, les seules photos que j'ai vu de lui ainsi coiffé date de ... 1980 ! Je deviens folle, c'est pas possible autrement. Il remarqua que mon regard étonné était posé sur son visage d'Ange déchu.

« On se connaît ? Me demanda-t-il
- Euh ... Je ne crois pas, enfin, je crois, surtout, vous avoir vu quelque part ...
- Tu peux me tutoyer tu sais, je vais pas te manger. C'est possible que tu m'aie vu, vu ton style vestimentaire, j'en déduis que tu écoute un genre de musique particulier. »
En effet, mon style n'est pas très banal, pour l'époque où je crois être. Un jean troué de partout, des DocMarteens, un T-Shirt de Kiss, une veste en cuir et une tignasses de cheveux terriblement noir que j'arbore sur un visage où mes yeux sont entouré de noir. Je me décide à enfin lui répondre après un court silence.
« Oui, j'aime le punk, le rock, enfin, des styles de musiques vraiment pas banal. Où je t'aurai vu ? Tu es connu dans le monde de la musique ?
- Oui, enfin, je fais parti d'un groupe, Orgasm Death Gimmicks tu connais ? »
C'est bien lui, le Zven que j'admire et dont je connais la biographie par coeur ! Mon visage ce crispa, il le remarqua, il a dût me prendre pour une folle.
« Oui, je connais plutôt bien même, je suis fan !
- Ah ! Je ne savais pas qu'on avait des fans ! En tout cas, pas aussi belle que toi. »
Mon Dieu, je me fais dragué par Zven Kruspe ! J'en reviens pas ! C'est un rêve, c'est pas possible autrement. Nos bières arrivèrent enfin, et c'est là qu'une conversation plus que passionnante commença. Il me parla de lui, de son groupe, de ces amis, surtout de Till, que je connaissais de Rammstein, évidemment, ainsi que les autres membre du groupe, ODG et Rammstein confondu, de son envie d'aller au USA. Je commença à parler de moi, mais pas trop car je connais un peu son avenir. Je lui parlais du groupe, de ma vie en Pologne puis en France.

Le feeling passait bien entre nous. Il me proposa donc d'aller chez lui. J'acceptai automatiquement, je ne pouvais pas refuser les avances de Herr Kruspe. Son appartement ce situai à Berlin-Est, c'est-à-dire, l'autre bout de la ville. On y alla à pied, sous une pluie battante, ça n'avait pas l'air de le gêner, il était même plutôt joyeux. « J'aime la pluie » disait-il. Il était bien le seul. Voyant mon désarrois sous ce temps, il me proposa son manteau. C'est le sourire aux lèvres que j'acceptai ce présent. Je ne l'ai pas perdu de tout le trajet. C'est le plus beau jour de ma vie. Je retourne dans une époque que je voulais depuis toujours connaître, dans une ville qui est une des plus belle à mes yeux et je rencontre par hasard l'homme de mes fantasmes que je connais depuis plus de dix ans et qui est pourtant si jeune. Le pied ! J'ai l'impression de rêver. On arrive enfin à son appartement, à Lychener Straße. Plutôt sale mais quand on arrive à Berlin avec peu d'argent, on ce contente du nécessaire. On monte, troisième étage, je peine à monter les marches alors que, d'habitude, je n'ai aucun mal. On entre, je vois un lieu quasi vide de meubles, que le strict nécessaire. Un lit, deux meubles de rangements, un four, une baignoire, une guitare et un kit de batterie. « Tu sais aussi jouer de la batterie ?! - Non, c'est pour un pote, quand il vient squatter, Schneider, je t'en ai parler tout à l'heure ». Oui, Schneider, le batteur du groupe Rammstein à mon époque. Enfin, il ne sais pas encore tout ça.

Il me propose de m'assoir, ce que je fais. Il me demande ce que je veux boire, mais il y a que deux options : Vodka ou Jus d'orange. Je lui répond instinctivement « les deux ! ». Mon addiction à ce liquide aura surement raison de moi. On commence à boire en ce racontant encore notre vie. C'est si bon de lui parler. Il a toujours de bons sujets de conversations. Je sais pas où il va chercher tout ça ! On parle encore de ces amis, surtout de Till, encore et toujours Till. C'est une inspiration pour lui, il le considère comme son frère, d'après ces dire. Il aimerait créer un groupe avec lui, mais pas comme batteur, comme chanteur. Je suis revenu aux prémices de Rammstein, j'aime ça. Un, puis deux, puis dix verres de Vodka-Orange. Nous étions ivres. Sa rigolait et sa parlait encore et toujours. Zven commençait à faire le pitre. Il jouait de la guitare affreusement bien même en étant bourré comme un coing. Puis, il ce mit à la batterie, par contre, là, il jouait affreusement mal ! J'étais plié en deux. Les larmes coulaient toutes seules. Il tomba du tabouret qui était derrière les futs et me prit par le bras. Sa force était démesurée, tellement démesurée que je me retrouva sur lui. Nous étions mort de rire, nos deux visages se frôlaient. Nos rires se tuent et on se regarda dans les yeux. J'avais envie de plonger dans ces yeux. Mes lèvres se rapprocha des siennes. Il n'eut aucune résistance de ça part. Seul le désir était présent. On se leva, il me prit dans ces bras chauds et musclés pour me transporter dans son lit. Cette étreinte dura des heures. Nos deux corps fusionnaient. Et d'un seul coup, plus rien. Un voile blanc couvra cette vision de pure extase. Un bruit insupportable résonnait dans mes oreilles. C'était ce putain de réveille qui sonnait. Je l'éteignit, et me rend compte que c'était, bel et bien un rêve. Le plus doux, les plus enivrant des rêves que j'ai pu faire. J'étais seule, mon lit était froid. J'étais bien en France, dans mon petit appartement de la banlieue parisienne. Putain, c'était qu'un rêve !